Notre vision

LA CONSULTATION DES CITOYENS ORGANISÉE PAR L’ÉTAT MONTRE QUE LES CALÉDONIENS VEULENT VIVRE ENSEMBLE ET EN PAIX.

Pourtant, les stratégies politiques actuelles sont inscrites dans une logique d’affrontement entre plusieurs visions du monde qui divisent la population calédonienne depuis plusieurs décennies et hypothèquent son avenir.


Il faut déraciner ces clivages implantés dans notre société en nous rappelant ce que Albert Einstein disait : “on ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré”.


Pour changer nos modes de pensée, nous devons écouter la parole des 80% * de calédoniens qui souhaitent participer à la vie publique. Cette parole est en effet la force créative qui libérera la réflexion politique du cadre dans lequel elle a été enfermée.


Au-delà d’être écoutée, cette parole doit être libérée et circuler entre tous les calédoniens. C’est ainsi qu’ils se connaîtront, qu’ils se reconnaîtront et qu’ils pourront construire un consensus sur leur destin commun.

 

 

 

Libérer la parole d'une population, la faire circuler, l’écouter et surtout l'intégrer dans la gestion de la cité n'est pas une utopie.

* Sondage sur les institutions commandé par le Congrès et réalisé auprès des calédoniens et des élus du Congrès.

LES CALÉDONIENS DOIVENT RELEVER DES DÉFIS COLOSSAUX.

Les calédoniens doivent forger un destin commun permettant de relever les défis institutionnels, environnementaux, sociaux et économiques qui s’imposent à eux. Ils doivent aussi concilier leurs différences culturelles et créer une identité commune, sans pour autant renoncer à leur identité originelle.


Libérer la parole d’une population, la faire circuler, l’écouter et surtout l’intégrer dans la gestion de la cité n’est pas une utopie.


C’est en effet ce que font de nombreux pays depuis 30 ans en utilisant des méthodes participatives qui impliquent leurs populations dans la construction des institutions et l’édification des lois qui régissent leur vie.

 

La pertinence de cette gouvernance plus inclusive est attestée par les nombreuses études menées par l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le partenariat pour les gouvernements ouverts (PGO) comprenant 78 pays membres dont la France.


Une société participative s’exprime en dehors des échéances électorales et des appareils politiques. Cette liberté temporelle et idéologique la conduit mécaniquement vers le respect de l’intérêt général, ce que ne savent plus faire les démocraties représentatives réduites à l’état d’oligarchies électives orientées par les groupes d’intérêts les plus influents.

C’est ce qu’atteste l’OCDE dans son rapport de février 2020 dans lequel elle étudie 300 méthodes participatives et émet des recommandations pour en garantir la crédibilité et la légitimité.

 

 

“Nous devons innover”
parole citoyenne

NOTRE AVENIR DOIT ÊTRE BÂTI À PARTIR DES RÉALITÉS LOCALES ET NE LAISSER PERSONNE DE CÔTÉ.

L’expérience internationale est précieuse mais insuffisante. Les savoirs liés aux organisations sociales de toutes les communautés locales doivent aussi nourrir notre pensée, notamment la tradition océanienne de la parole et du consensus.


Nous devons innover en intégrant tous ces savoirs pour établir des méthodes participatives adaptées aux réalités socioculturelles locales et construire une société participative calédonienne.
 
Par ailleurs, personne ne doit être laissé de côté au risque d’engendrer les souffrances qui font le lit des tensions sociales. Notre avenir doit être construit de manière participative. C’est ce que nous défendons et c’est pourquoi nous portons un projet d’assemblée citoyenne chargée de proposer les fondations de la société qui succédera à l’accord de Nouméa.
 
Enfin, pour porter encore plus loin notre regard et être fidèle à notre tradition pionnière, nous devons aussi agir pour institutionnaliser cette assemblée citoyenne en la pérennisant et en l’intégrant au système de représentation chargé du pouvoir législatif.
 
 Les changements de paradigme engendrent souvent du scepticisme, voire de la résistance. Pour les vaincre, il suffit parfois de regarder l’Histoire. C’est ce que fait Clément Viktorovitch, docteur en science politique et chercheur au CNRS quand il indique que “La [société] participative est en effet un conte de fée… tout autant que l’était la démocratie représentative au milieu du XVIII° siècle“.